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mardi 27 avril 2010

[CONCEPT] OMNIVERSE: terrain de jeu des crossovers inter-compagnies I

[CONCEPT] OMNIVERSE: terrain de jeu des crossovers inter-compagnies I

L’omnivers (OMNIVERSE en version originale) est un concept qui englobe tous les univers et multivers, toutes les dimensions et réalités. Il comprend donc toutes les continuités des éditeurs Marvel, DC, Image, Dark Horse ainsi que chacun des univers existant, y compris notre propre monde. Tout est dans l’omnivers : aussi, il est donc logique qu’il n’y ait qu’un seul omnivers.

The Official Handbook of the Marvel Universe: Alternate Universes (septembre 2005) It includes every single literary, television show, movie, urban legend, universe, realm, etc. ever. It includes everyone from Popeye to Rocky Balboa to Ronald Reagan to Romeo and Juliet to Luke Skywalker to Snoopy to Jay and Silent Bob, Mickey Mouse, etc.

SOURCE
The Official Handbook of the Marvel Universe: Alternate Universes

Aussi, c’est parce que toutes ces histories appartiennent au même tout que se justifient les crossovers inter-compagnie (ou plutôt, c’est parce qu’il y eut dans les années 1980 des crossovers inter-compagnies qu’est apparu le terme d’OMNIVERSE afin de légitimer ces aventures).

DC VS MARVEL par Phil JIMENEZ

DC VS MARVEL: le choc des mondes

DC et Marvel s'imposent depuis des décennies comme les leaders sur le marché des comic-books. Avec des personnages ultra-populaires comme BATMAN, SUPERMAN, WONDER WOMAN, GREEN LANTERN et FLASH pour DC, SPIDER-MAN, les X-MEN, HULK, DAREDEVIL, ou encore les FANTASTIC FOUR pour Marvel, les deux firmes ont de quoi remplir leurs pages pendant encore longtemps. Mais parfois, l'envie dépasse cette simple idée, et certains ont aimé se demander ce qui se passerait si les héros de chaque éditeur se rencontraient le temps de quelques aventures.

C'est ainsi que les multivers DC et Marvel se sont régulièrement croisés depuis le milieu des années 1970: on citera notamment SUPERMAN VS THE AMAZING SPIDER-MAN en 1976, DC SPECIAL SERIES Vol. 1 # 27 qui opposa BATMAN à HULK, MARVEL TREASURY EDITION Vol.1 # 28 qui voit SUPERMAN et SPIDER-MAN, aidés de WONDER WOMAN et HULK, s'allier pour lutter contre PARASITE et DOCTOR DOOM en 1981, UNCANNY X-MEN & THE NEW TEEN TITANS en 1982, BATMAN/PUNISHER: LAKE OF FIRE, PUNISHER/BATMAN: DEADLY NIGHTS en 1994, DARKSEID VS GALACTUS: THE HUNGER, SPIDER-MAN & BATMAN, GREEN LANTERN/SILVER SURFER: UNHOLY ALLIANCE en 1995, BATMAN AND CAPTAIN AMERICA en 1996, UNLIMITED ACCESS, BATMAN & SPIDER-MAN, SILVER SURFER/SUPERMAN en 1997, SUPERMAN & FANTASTIC FOUR: THE INFINITE DESTRUCTION en 1999, BATMAN/DAREDEVIL: KING OF NEW YORK en 2000, pour finir avec JLA/AVENGERS en 2003.

JLA/AVENGERS par George PEREZ

De manière générale, il s'agit d'opposer les héros majeurs des deux firmes, ou de les allier pour lutter contre leurs ennemis respectifs. Quant à JLA/AVENGERS, l'intrigue est nettement plus travaillée, puisqu'elle interpénètre les deux multivers, jouant sur les différentes époques, et contraignant les héros des deux camps à retrouver des artefacts importants de chaque monde C'est alors l'occasion de nombreux combats, de nombreuses références à l'histoire de Marvel et DC, pour finalement aboutir à une alliance contre KRONA, ennemi de GREEN LANTERN, qui cherche à découvrir le secret de la Création en détruisant les deux multivers.

JLA/AVENGERS, dernier crossover en date pour DC et Marvel

AMALGAM: la fusion des mondes

Il ne faut pas oublier non plus le label AMALGAM, deux séries de one-shots publiées par Marvel et DC entre 1996 et 1997, qui reposent sur un concept simple: fusionner deux personnages appartenant à chaque éditeur et le faire évoluer dans une nouvelle continuité.

Le scénario met en scène des combats entre les héros de DC et Marvel, le résultat se jouant alors avec les votes des lecteurs. Dans ce contexte, le Spectre et le Tribunal Vivant décident de fusionner les deux mondes. Afin de préserver les deux multivers, les seuls êtres à avoir connaissance du mélange des multivers, à savoir AXEL ASHER, alias ACCESS, personnage créé pour cet event, et le Docteur STRANGEFATE, issu de la fusion du Doctor STRANGE et du Doctor FATE , lutteront aux côtés des héros amalgamés pour sauver l'omnivers et rétablir l'ordre.


LOBO THE DUCK et DARK CLAW, deux héros issus d'AMALGAM

Parmi les héros amalgamés les plus marquants, on retiendra l'incroyable LOBO THE DUCK, fusion de LOBO et HOWARD THE DUCK et DARK CLAW, fusion de BATMAN et WOLVERINE.

Quoi qu'il en soit, on le voit, le concept d'OMNIVERSE sert parfaitement les volontés des deux grands éditeurs de comics de faire rencontrer leurs héros respectifs par différents biais: après les rencontres entre quelques personnages, celles entre les univers, AMALGAM symbolise certainement l'apogée de ce mouvement, puisqu'il a permis de faire se rencontrer littéralement les concepts sur lesquels reposaient les super-héros DC et Marvel, donnant lieu à quelque chose d'absolument nouveau. Il sera d'ailleurs intéressant de noter que l'univers AMALGAM a été intégré par Marvel comme l'univers de la Terre 9602. Quant à savoir si le lecteur retrouvera un jour ces nouveaux super-héros, la question reste sans réponse...

Le logo d'AMALGAM

En tous cas, pour DC comme pour Marvel, ce qui se passe chez "l'autre" existe. Mais ce n'est pas seulement ça, car ils prennent également en compte ce qui se passe chez "les autres".

dimanche 25 avril 2010

[THE ART OF] Tim BURTON fête un anniversaire avec BATMAN & ROBIN

[THE ART OF] Tim BURTON fête un anniversaire avec BATMAN & ROBIN

Tim BURTON, célèbre réalisateur qui a notamment donné naissance aux deux films dédiés au Chevalier Noir, BATMAN (1989) et BATMAN RETURNS (1992, sorti en France sous le titre BATMAN, LE DEFI), était à la base illustrateur. Aussi, il use de temps à autres de ses talents pour croquer certains personnages, comme ces BATMAN & ROBIN qu'il a dessiné en guise de carte à l'occasion de l'anniversaire de son ami Anton FURT, set designer sur le film BATMAN.

BATMAN & ROBIN croqués par Tim BURTON

Il est en tous cas particulièrement appréciable de découvrir une autre facette du talent du réalisateur, notamment quand il en use pour reprendre ces personnages à sa sauce, leur conférant un aspect cartoon très inhabituel, mais particulièrement envoûtant ! On se plait alors à imaginer ce que serait un film ou un comic-book BATMAN avec ce style-là.

mardi 20 avril 2010

[GRAPHICS] Un titre original selon Jordi BERNET

[GRAPHICS] Un titre original selon Jordi BERNET

Jordi BERNET, auteur de bande-dessinée espagnol habitué aux séries franco-belges,fait les beaux jours depuis 2006 de la série JONAH HEX, la série western de DC. Sur JONAH HEX # 38, l'auteur s'est amusé à intégrer le titre à l'image, de manière à ce que le nom JONAH HEX évoque des arbres morts, sur lesquels viennent se percher les vautours.

Page intérieure de JONAH HEX # 38 par Jordi BERNET jouant sur le titre

Certes, il n'est pas le seul à avoir cette pratique, Will EISNER en ayant déjà usé et abusé depuis longtemps sur sa série THE SPIRIT, mais elle reste particulièrement appréciable de la part de cet auteur.

vendredi 9 avril 2010

[COVER SWIPE] BATMAN & ROBIN/THE KILLING JOKE

[COVER SWIPE] BATMAN & ROBIN/THE KILLING JOKE

Voici un cover swipe un peu particulier, puisque l'hommage rendu par l'artiste n'est pas flagrant au premier regard... Et pourtant. Frank QUITELY réussit avec cette couverture de BATMAN & ROBIN # 3 un tour de force: en effet, cette couverture, si on la retourne, reproduit le sourire fou du Joker d'après Brian BOLLAND dans BATMAN: THE KILLING JOKE. Alex SEGURA l'explique, et il semble donc clair que la présence du Joker tout au long de la série ne soit pas qu'une simple rumeur: nombre d'indices mènent au Clown du Crime, et cette couverture semble un indice particulièrement pertinent, comme vous pouvez le voir ci-dessous:


Je vois le Joker partout ?!?

Alors, convaincu ? Le titre servant de sourire, les mains reproduisant celles du Joker, et deux des têtes des Dollotrons rappelant les yeux... voici un exemple extrêmement convainquant et une couverture encore plus symbolique qu'elle ne le laissait voir a priori.

lundi 5 avril 2010

[THE ART OF] Yildiray CINAR s'empare d'ADAM STRANGE

[THE ART OF]Yildiray CINAR s'empare d'ADAM STRANGE

L'artiste turc Yildiray CINAR propose régulièrement des sketchs mettant en scène les plus grands super-héros DC et MARVEL sur son blog. C'est à chaque fois l'occasion d'en prendre plein les yeux avec des illustrations particulièrement vivantes et dynamiques. Aujourd'hui, nous vous proposons une illustration de l'aventurier spatial ADAM STRANGE, publiée dimanche 20 mars.

Yildiray CINAR dessine ADAM STRANGE

Il est en tous cas particulièrement plaisant de découvrir ces pin-up, d'autant plus que le style utilisé est assez différent de celui utilisé par l'auteur dans ses planches. N'hésitez pas à découvrir d'autres travaux de cet illustrateur de talent sur son son propre site. Enjoy !

[WORK IN PROGRESS] J.H. WILLIAMS III illustre JONAH HEX

[WORK IN PROGRESS] J.H. WILLIAMS III illustre JONAH HEX

La section [WORK IN PROGRESS] ouvre ses portes avec le travail de J.H.WILLIAMS III (DETECTIVE COMICS, PROMETHEA, DESOLATION JONES, etc.) sur la couverture de JONAH HEX # 35 pour DC Comics. Disponibles dans l'article HEX de son site, ces images permettent d'appréhender la manière dont oeuvre cet auteur. Découvrez sans plus tarder ce work in progress depuis le rough jusqu'à la couverture finale.

Work in progress de la couverture de JONAH HEX # 35 par J.H.WILLIAMS III

mardi 23 mars 2010

[WHO'S WHO ?] Erik LARSEN, le père du Savage Dragon

[WHO'S WHO] Erik LARSEN, le père du SAVAGE DRAGON

Avec Erik LARSEN, le [WHO'S WHO ?] des comics ouvre ses portes ! Nous reviendrons ainsi régulièrement sur les artistes de la bande-dessinée américaine afin de découvrir leur parcours et leurs œuvres.
Savage Dragon, Spider-Man, TMNT
Le nom d’Erik LARSEN est intimement lié à celui du SAVAGE DRAGON, un super-héros original évoluant dans l’univers d’Image Comics. En effet, ce personnage constitue non seulement l’un des piliers de l’éditeur, mais s’impose véritablement comme la concrétisation d’un rêve d’adolescent pour son créateur.

DE LA NAISSANCE DE LA FRUSTRATION...

Né le 8 décembre 1962 à Minneapolis dans le Minnesota, Erik Jon LARSEN a grandit entre Bellingham, Washington et Albion en Californie. Très tôt, il se passionne pour le dessin et crée son propre héros, le DRAGON, qui deviendra plus tard le célèbre SAVAGE DRAGON. Aussi, en 1985, son travail au sein d’un fanzine l’amène à être repéré par Gary CARLSON, qui lui propose un comic-book professionnel, Megaton. C’est à ce moment qu’il introduit le personnage du DRAGON au grand public.

Alors qu’il tente d’entrer en contact avec un éditeur pour décrocher un contrat, Erik LARSEN rencontre Jim SHOOTER, éditeur en chef de la Maison des Idées, lors d’une convention à Chicago. SHOOTER est si impressionné par le travail du jeune homme qu’il consent à co-scénariser une histoire avec lui, une histoire qui met en scène une bataille entre le géant Hulk et le dieu Thor. Si cette aventure ne fut jamais publiée, elle permit néanmoins à LARSEN de se faire repérer. Aussi, dès 1987, il est appelé à réaliser THE AMAZING SPIDER-MAN # 287, un épisode fill-in de la série du Tisseur pour le compte de Marvel, mais aussi les numéros #13,14, 15, 16,17 de DNAgents pour Eclipse, ainsi que la partie artistique de la Doom Patrol pour DC. Peu après, il choisit de quitter DC pour travailler sur le PUNISHER chez Marvel, mais il n’est capable de tenir que cinq épisodes.

A l’époque, ce qui le hante, c’est non seulement dessiner, mais aussi de scénariser des aventures. Quand il a l’opportunité d’œuvrer en tant qu’artiste complet sur Nova, il n’hésite pas à quitter les frasques de Frank Castle… De fait, c’est quand Todd McFARLANE annonce son départ de la série The Amazing Spider-Man dont il a assuré l’immense succès, qu’Erik LARSEN a l’opportunité de se consacrer à un personnage important. Il est donc choisi pour succéder à McFARLANE et livre plusieurs histoires qui seront très populaires, parmi lesquelles The Return of the Sinister Six, The Cosmic Spider-Man et The Powerless Spider-Man. Cependant, bien qu’ayant acquis une position confortable avec l’Araignée, il est véritablement frustré de dessiner seulement les histoires des autres… Aussi, quand en 1992, Rob LIEFELD l’invite à participer à la création d’un nouvel éditeur de comic-books appelé Image, Erik LARSEN n’hésite pas longtemps, et s’allie ainsi à Todd McFARLANE, Rob LIEFELD, Jim LEE, Marc SILVESTRI, Whilce PORTACIO et Jim VALENTINO pour lancer de nouveaux héros pour ce label.

... AU DECHAÎNEMENT DU DRAGON !

Pour lui, Image constitue une grande opportunité : il reprend alors son personnage du DRAGON, et le met à jour en lançant la série SAVAGE DRAGON dont le succès est immédiat. LE DRAGON. Un humanoïde à la peau verte, possédant un aileron sur le sommet du crâne et n’ayant que deux orteils à chaque pied. LE DRAGON, dont le facteur auto-guérisseur lui octroie la faculté de se soigner et même de faire repousser ses membres. LE DRAGON, aux origines auréolées de mystère, car son amnésie l’empêche de se souvenir de quoi que ce soit qui remonte avant son réveil dans un incendie à Chicago… tout du moins, jusqu’à la parution en 2006 de SAVAGE DRAGON # 0. LE DRAGON, simplement le rêve d’Erik LARSEN.

Couverture du premier numéro de l'ongoing SAVAGE DRAGON

En 1993, le SAVAGE DRAGON a commencé une aventure longue de plus de 100 épisodes, la série s’imposant avec SPAWN comme la seule série originale qui soit encore publiée, mais aussi la seule dont tous les numéros furent scénarisés et dessinés par son créateur. A ce propos, on peut arguer qu’Erik LARSEN a clairement la volonté de faire en sorte qu’il n’existe aucun numéro du SAVAGE DRAGON dont il ne soit pas l’auteur complet… Ainsi, il existe deux versions de l’épisode # 13 : une première, réalisée par Jim LEE et Brandon CHOI en octobre 1994 dans le cadre d’un événement au cours duquel les séries d’Image étaient prêtées à d’autres créateurs, et une autre, reprise quelques mois plus tard par un Erik LARSEN perfectionniste qui en fit la seule et unique version officielle.

Dans les pages de cette série, il se fait véritablement plaisir, nouant avec l’influence de Jack KIRBY et Walt SIMMONSON quand il met en scène des scénarii teintés d’humour impliquant des terres alternatives (les épisodes # 43 à # 45), des délires cosmiques (Dieu et Satan bataillant fermement pour obtenir l’âme du Dragon dans l’épisode # 31), des batailles musclées (contre Overlord dans le # 21, contre Hercules et Thor dans le numéro # 47), amenant le héros à croiser les autres héros d’Image (comme l’attestent la présence de SPAWN dans le # 30, des personnages de WANTED de Mark MILLAR dans le # 126, du super-héros INVINCIBLE de Robert KIRKMAN dans le # 139, ou de WITCHBLADE dans le # 140) mais aussi des personnages réels… comme un candidat à la présidence des Etats-Unis, Barack Obama, que le DRAGON soutient fermement dans sa campagne et rencontre même dans l’épisode # 137.

Outre ce héros dont il poursuit toujours les aventures, Erik LARSEN laisse libre cours à ses idées et crée ainsi la FREAK FORCE, le SUPERPATRIOT, le DEADLY DUO, et revitalise les TEENAGE MUTANT NINJA TURTLES. En sus de son travail chez Image, il est aussi retourné occasionnellement travailler chez Marvel sur des titres comme les FANTASTIC FOUR, THOR, THE DEFENDERS, WOLVERINE ou encore NOVA. En 2004, Erik LARSEN est devenu l’Editeur d’Image Comics et en 2008, il prépare le DRAGON à retrouver les autres héros de l’univers Image au sein du crossover IMAGE UNITED.

A noter que la série SAVAGE DRAGON fit même l’objet d’une adaptation animée de 26 épisodes diffusés entre 1994 et 1995.

jeudi 18 mars 2010

[THE ART OF] Jim LEE croque Zealot des WILDCATS

[THE ART OF] Jim LEE croque Zealot des WILDCATS

Jim LEE (25 mars 2009)Just messing around. Probably took 10 mins to rough this all out in Photoshop. Playing with light, color, and design on a Cintiq monitor.

SOURCE
Zealot Photoshop Color Rough by *jimlee00

Inaugurons donc notre nouvelle section [THE ART OF] qui sera consacrée à des travaux de différents artistes de comics en marge de leurs publications. Jim LEE, membre fondateur d'Image Comics et du studio WildStorm, a posté sur son espace deviantArt cette illustration représentant ZEALOT, membre de l'équipe des WILDCATS qu'il créa dans les années 1990. Il confie d'ailleurs avoir croqué son personnage en 10 minutes.

Zealot dessinée par Jim LEE

Le trait et le jeu des couleurs révèlent tout le talent de cet artiste que l'on aimerait voir plus souvent ces derniers temps. Rappelons qu'il avait tenté de relancer la série WILDCATS avec Grant MORRISON, mais le projet s'était arrêté après un numéro.

samedi 13 mars 2010

[WORK IN PROGRESS] BATMAN prépare son numéro # 700 avec David FINCH !

[WORK IN PROGRESS] BATMAN prépare son numéro # 700 avec David FINCH !

David FINCH (12 mars 2010)BATMAN is such an iconic character and I’ve been a huge fan for so long that it was a surreal and amazing experience to draw him officially for the first time. I really have to thank Mike Marts for letting me be a part of such an important mile stone in the history of this book.

SOURCE
Close out your week with a look at David FINCH’s cover to BATMAN #700

Le mois de juin sera l'occasion pour DC de fêter l'anniversaire des trois héros iconique de la Trinité: ainsi, si SUPERMAN célèbrera son épisode # 700 et WONDER WOMAN son numéro # 600, BATMAN ne sera pas oublié puisque lui aussi verra son 700e numéro publié !

Pour l'occasion, c'est l'artiste David FINCH, transfuge récent de chez Marvel, qui illustre le Chevalier Noir pour une sublime couverture. On reconnaît ici son style, qui est particulièrement mis en valeur par l'encreur Scott WILLIAMS.

Version crayonnée de la couverture de BATMAN # 700 par David FINCH

Version encrée 100% au pinceau par Scott WILLIAMS de la couverture de BATMAN # 700 par David FINCH

Version finale de la couverture de BATMAN # 700 par David FINCH

Quant à l'épisode en lui-même, si on sait qu'il marquera le retour de Bruce Wayne sous la cape les paris restent ouverts quant à l'identité du dessinateur, mais surtout du scénariste: Grant MORRISON, instigateur de la disparition de Wayne dans FINAL CRISIS ? John Michael STRACZINSKY, qui reprend à la fois SUPERMAN et WONDER WOMAN ?

vendredi 12 mars 2010

[GRAPHICS] Frank QUITELY et les onomatopées graphiques

[GRAPHICS] Frank QUITELY et les onomatopées graphiques

BATMAN and ROBIN par le duo Grant MORRISON et Frank QUITELY fut certainement l'une des séries les plus attendues et les plus abouties de l'année 2009. Il faut voir que les deux compères avaient déjà fait les beaux jours de Marvel et DC avec des séries comme NEW X-MEN, WE 3 ou ALL-STAR SUPERMAN. La verve du scénariste associée au style unique du dessinateur a tendance à faire des merveilles, et le premier épisode de BATMAN and ROBIN n'a pas tardé à le prouver.

BOOM BOOM... Frank QUITELY, l'art et la manière de marquer les esprits

Ici, comme dans les prochains articles estampillés [GRAPHICS], nous n'allons pas nous attarder sur l'épisode lui-même, mais sur les trouvailles graphiques des artistes. Ici, ce sera l'une de Frank QUITELY, à savoir la transcription graphique des onomatopées. De fait, l'artiste s'est permis dès la première case d'illustrer l'une de ses brillantes idées: intégrer l'effet sonore à la scène en la mêlant au dessin, produisant un dynamisme et un effet de légèreté rarement vu ces dernières années dans les comics, et rejoignant l'idée que se fait le scénariste de sa nouvelle série.

Autres exemples d'onomatopées graphiques dans BATMAN and ROBIN # 1 par Frank QUITELY

Bruits d'explosions, de coups de feu, de plongeons dans l'eau. Voilà les trouvailles visuelles que nous réserve Frank QUITELY dans le premier et le troisième épisode de BATMAN and ROBIN de Grant MORRISON. L'intégration de ces onomatopées dans les bulles pourrait évoquer celle des mangaka dans leurs propres œuvres, qui jouent volontiers avec les effets sonores et leur traduction en kanji pour dynamiser les scènes. Ici, l'artiste transcende cette idée et fusionne habilement le son et ce qu'il exprime dans des cases plus sublimes les unes que les autres.

Deux BANG BANG soignés dans BATMAN and ROBIN # 3 par Frank QUITELY

Gageons que Frank QUITELY nous réserve d'autres astuces graphiques de ce genre pour son retour sur la série dans quelques mois.

jeudi 11 mars 2010

[DC] BATMAN: Qui est donc Oberon "Gravedigger" Sexton ?

[DC] BATMAN: Qui est donc Oberon "Gravedigger" Sexton ?

Dans sa série BATMAN and ROBIN, Grant MORRISON a introduit un curieux personnage nommé OBERON SEXTON, surnommé GRAVEDIGGER, le FOSSOYEUR dans la langue de Molière. A l'heure où paraît BATMAN and ROBIN # 10, cet homme refait surface et la question se pose à nouveau: QUI EST OBERON SEXTON ?

Oberon Sexton dessiné par Philip TAN dans BATMAN and ROBIN # 4 pour sa première apparition

Dès sa première apparition dans BATMAN and ROBIN # 4, on apprend qu'il s'agit d'un écrivain anglais qui passe son temps à jouer le détective. A l'instar de BATMAN, il porte d'ailleurs un costume, la différence étant que derrière son masque, ses lunettes et son chapeau haut-de-forme, il cache un visage profondément marqué: en effet, il aurait été défiguré par les criminels ayant assassiné sa femme.

Oberon Sexton dessiné par Philip TAN dans BATMAN and ROBIN # 4 pour sa première apparition

L'histoire de son visage défiguré évoque volontiers celle de Michael Washington Lane, ancien policier victime des expérimentations du Docteur Hurt et troisième Fantôme de Batman, dont on apprenait dans Batman # 647 et Azrael: Death's Dark Knight #1qu'il avait perdu sa femme massacrée par des Satanistes. Serait-il Oberon Sexton ? Rien n'est moins sûr, puisqu'il œuvre déjà en tant que nouvel Azrael sous la plume de Fabian NICIEZA. De surcroît, le tempérament de Sexton semble assez éloigné de celui de Lane. La piste se referme donc avant de s’ouvrir.

Cependant, dès le début, Sexton est présenté comme le Fossoyeur, ce qui permet d’émettre au moins deux autres hypothèses. La première, c’est que créativement parlant, Grant MORRISON est le fossoyeur de Batman, car il est celui qui a enterré Bruce. Quand on connaît la propension de l'auteur à dispenser un discours métatextuel et à apparaître dans ses oeuvres (Near Myths - Gideon Stargrave, Animal Man, The Invisibles), l'idée est clairement à retenir. Néanmoins, on peut également penser à Bruce Wayne s’extirpant lui-même de sa tombe dans une scène de BATMAN R.I.P. du même MORRISON, et devenant ainsi son propre fossoyeur. Cette dernière idée est d’ailleurs alimentée par d’autres éléments.

Oberon Sexton croqué par Philip TAN dans BATMAN and ROBIN # 5

Dans l’épisode # 5, on retrouve Oberon Sexton interviewé au sujet du RED HOOD, et il révèle un secret que peu de personnes peuvent connaître, à savoir que le Red Hood est un nom que plusieurs criminels ont porté par le passé. Si cet indice ne désigne pas forcément Bruce Wayne, il reste l’un des hommes qui partage ce « secret ». Dans cet entretien, on apprend qu’il est à Gotham pour traquer un tueur en série qu’il a suivi de par le monde. On peut s’interroger sur l’identité de ce fameux serial-killer : Hurt ? Le Joker ? El Penitente ?

Dans le même ordre d'idée, il y a le moment où Dick Grayson dit qu'Oberon a quelque chose de familier, ce qui irait dans le sens d'OBERON SEXTON = BRUCE WAYNE... ou en tous cas, quelqu'un de la Bat-family ou leurs ennemis.

Oberon Sexton croqué parPhilip TAN dans BATMAN and ROBIN # 6

A la fin du sixième épisode, Thomas Wayne aka le Docteur Hurt, et que ses propres péchés ont fini par le rattraper. Il semble donc évident que Sexton est lié au BLACK GLOVE... Si vraiment le Gravedigger est Bruce Wayne, on peut s'interroger sur la manière donc Hurt en a été informé, à moins que Sexton soit lui-même membre de la cabale d'Hurt. En tous cas, ce dialogue téléphonique lie fortement les deux personnages, et permet de penser que le tueur en série traqué par l'écrivain détective n'est autre que le docteur. Et pourtant...

Le dixième épisode de la série montre que Hurt n'est pas décidé à laisser Sexton en paix. En témoignent ses menaces qu'il met à exécution quand il lance à ses trousses nombre de ses hommes qui investissent le grand hôtel de Gotham où le fossoyeur s'est réfugié pendant son séjour dans la ville de Batman. De fait, la scène où il enquête aux côtés de Batman était supposée lui procurer une opportunité de neutraliser l'homme chauve-souris pour le compte du Docteur. Comme il n'a pas obéi, il se voit traqué impitoyablement par les assassins de Thomas Wayne. On peut alors s'interroger sur la complicité d'Oberon et Dick dans cette scène, mais aussi et surtout sur les raisons qui poussent Sexton à ne pas agir pour le compte de Hurt qui le menace ?

Oberon Sexton dans BATMAN and ROBIN # 10 par Andy CLARKE

La piste de Bruce Wayne suivie par Dick et Damian les amène à croiser Oberon qui joue un rôle central dans cet épisode sous-titré justement The Return of Batman Begins Here... Peut-être est-il déjà de retour. Les prochaines semaines devraient nous en révéler davantage, mais attardons-nous pour finir sur un dernier élément.

Si l'on considère l'onomastique du Gravedigger, on peut évoquer un personnage légendaire attaché à la tombe: ainsi, Oberon, parfois appelé Aubéron, est le Roi des Fées dans Les prouesses et faitz du noble Huon de Bordeaux et dans A Midsummer Night's Dream (Le Songe d'une Nuit d'Eté) de William SHAKESPEARE, tandis que Sexton désigne une église surplombant un cimetière. Quand on sait que Bruce Wayne a traversé les âges dans THE RETURN OF BRUCE WAYNE, on peut aisément comprendre l'idée qui se cache derrière ce personnage de légende. Si l'on ajoute à cette idée que la piste laissée par Bruce mène au cimetière et le lieu de la rencontre entre Oberon et Damian à la fin de l'épisode # 10 de BATMAN and ROBIN, on peut légitimement penser que ce nom n'a pas été choisi par hasard.

Victime du Rayon Omega de Darkseid, il aurait donc erré dans le temps, s'inscrivant dans la légende, avant de fatalement revenir dans le présent, sans souvenir de sa vie antérieure. Instinctivement, il serait néanmoins revenu à Gotham, comme pour essayer de se rappeler son passé.

Oberon Sexton à la fin de BATMAN and ROBIN # 10 par Andy CLARKE

Ce qui est particulièrement admirable, c'est la capacité de Grant MORRISON a créer en quelques apparitions un personnage charismatique et suscitant toutes les interrogations. L’auteur pousse le lecteur à s’interroger sur cet homme, à développer des théories, souvent de manière à surprendre le lecteur… de fait, on peut se demander légitimement sur le fait qu’Oberon Sexton soit Bruce Wayne, mais nous ne sommes pas à l’abri d’une surprise… Il pourrait aussi bien être un énième avatar de Grant MORRISON que LE JOKER, ce qui bouleverserait toutes les hypothèses émises jusque-là et s’avérerait une énorme surprise. Attendons de voir, et continuons d’enquêter !