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mardi 27 avril 2010

[CONCEPT] OMNIVERSE: terrain de jeu des crossovers inter-compagnies I

[CONCEPT] OMNIVERSE: terrain de jeu des crossovers inter-compagnies I

L’omnivers (OMNIVERSE en version originale) est un concept qui englobe tous les univers et multivers, toutes les dimensions et réalités. Il comprend donc toutes les continuités des éditeurs Marvel, DC, Image, Dark Horse ainsi que chacun des univers existant, y compris notre propre monde. Tout est dans l’omnivers : aussi, il est donc logique qu’il n’y ait qu’un seul omnivers.

The Official Handbook of the Marvel Universe: Alternate Universes (septembre 2005) It includes every single literary, television show, movie, urban legend, universe, realm, etc. ever. It includes everyone from Popeye to Rocky Balboa to Ronald Reagan to Romeo and Juliet to Luke Skywalker to Snoopy to Jay and Silent Bob, Mickey Mouse, etc.

SOURCE
The Official Handbook of the Marvel Universe: Alternate Universes

Aussi, c’est parce que toutes ces histories appartiennent au même tout que se justifient les crossovers inter-compagnie (ou plutôt, c’est parce qu’il y eut dans les années 1980 des crossovers inter-compagnies qu’est apparu le terme d’OMNIVERSE afin de légitimer ces aventures).

DC VS MARVEL par Phil JIMENEZ

DC VS MARVEL: le choc des mondes

DC et Marvel s'imposent depuis des décennies comme les leaders sur le marché des comic-books. Avec des personnages ultra-populaires comme BATMAN, SUPERMAN, WONDER WOMAN, GREEN LANTERN et FLASH pour DC, SPIDER-MAN, les X-MEN, HULK, DAREDEVIL, ou encore les FANTASTIC FOUR pour Marvel, les deux firmes ont de quoi remplir leurs pages pendant encore longtemps. Mais parfois, l'envie dépasse cette simple idée, et certains ont aimé se demander ce qui se passerait si les héros de chaque éditeur se rencontraient le temps de quelques aventures.

C'est ainsi que les multivers DC et Marvel se sont régulièrement croisés depuis le milieu des années 1970: on citera notamment SUPERMAN VS THE AMAZING SPIDER-MAN en 1976, DC SPECIAL SERIES Vol. 1 # 27 qui opposa BATMAN à HULK, MARVEL TREASURY EDITION Vol.1 # 28 qui voit SUPERMAN et SPIDER-MAN, aidés de WONDER WOMAN et HULK, s'allier pour lutter contre PARASITE et DOCTOR DOOM en 1981, UNCANNY X-MEN & THE NEW TEEN TITANS en 1982, BATMAN/PUNISHER: LAKE OF FIRE, PUNISHER/BATMAN: DEADLY NIGHTS en 1994, DARKSEID VS GALACTUS: THE HUNGER, SPIDER-MAN & BATMAN, GREEN LANTERN/SILVER SURFER: UNHOLY ALLIANCE en 1995, BATMAN AND CAPTAIN AMERICA en 1996, UNLIMITED ACCESS, BATMAN & SPIDER-MAN, SILVER SURFER/SUPERMAN en 1997, SUPERMAN & FANTASTIC FOUR: THE INFINITE DESTRUCTION en 1999, BATMAN/DAREDEVIL: KING OF NEW YORK en 2000, pour finir avec JLA/AVENGERS en 2003.

JLA/AVENGERS par George PEREZ

De manière générale, il s'agit d'opposer les héros majeurs des deux firmes, ou de les allier pour lutter contre leurs ennemis respectifs. Quant à JLA/AVENGERS, l'intrigue est nettement plus travaillée, puisqu'elle interpénètre les deux multivers, jouant sur les différentes époques, et contraignant les héros des deux camps à retrouver des artefacts importants de chaque monde C'est alors l'occasion de nombreux combats, de nombreuses références à l'histoire de Marvel et DC, pour finalement aboutir à une alliance contre KRONA, ennemi de GREEN LANTERN, qui cherche à découvrir le secret de la Création en détruisant les deux multivers.

JLA/AVENGERS, dernier crossover en date pour DC et Marvel

AMALGAM: la fusion des mondes

Il ne faut pas oublier non plus le label AMALGAM, deux séries de one-shots publiées par Marvel et DC entre 1996 et 1997, qui reposent sur un concept simple: fusionner deux personnages appartenant à chaque éditeur et le faire évoluer dans une nouvelle continuité.

Le scénario met en scène des combats entre les héros de DC et Marvel, le résultat se jouant alors avec les votes des lecteurs. Dans ce contexte, le Spectre et le Tribunal Vivant décident de fusionner les deux mondes. Afin de préserver les deux multivers, les seuls êtres à avoir connaissance du mélange des multivers, à savoir AXEL ASHER, alias ACCESS, personnage créé pour cet event, et le Docteur STRANGEFATE, issu de la fusion du Doctor STRANGE et du Doctor FATE , lutteront aux côtés des héros amalgamés pour sauver l'omnivers et rétablir l'ordre.


LOBO THE DUCK et DARK CLAW, deux héros issus d'AMALGAM

Parmi les héros amalgamés les plus marquants, on retiendra l'incroyable LOBO THE DUCK, fusion de LOBO et HOWARD THE DUCK et DARK CLAW, fusion de BATMAN et WOLVERINE.

Quoi qu'il en soit, on le voit, le concept d'OMNIVERSE sert parfaitement les volontés des deux grands éditeurs de comics de faire rencontrer leurs héros respectifs par différents biais: après les rencontres entre quelques personnages, celles entre les univers, AMALGAM symbolise certainement l'apogée de ce mouvement, puisqu'il a permis de faire se rencontrer littéralement les concepts sur lesquels reposaient les super-héros DC et Marvel, donnant lieu à quelque chose d'absolument nouveau. Il sera d'ailleurs intéressant de noter que l'univers AMALGAM a été intégré par Marvel comme l'univers de la Terre 9602. Quant à savoir si le lecteur retrouvera un jour ces nouveaux super-héros, la question reste sans réponse...

Le logo d'AMALGAM

En tous cas, pour DC comme pour Marvel, ce qui se passe chez "l'autre" existe. Mais ce n'est pas seulement ça, car ils prennent également en compte ce qui se passe chez "les autres".

vendredi 9 avril 2010

[JEU VIDEO] SPIDER-MAN: WEB OF SHADOWS

[JEU VIDEO] SPIDER-MAN : WEB OF SHADOWS

Depuis quelques années déjà, la tradition veut que chaque adaptation cinématographique d’une licence Marvel soit accompagnée de son adaptation vidéoludique. Toutefois, avec SPIDER-MAN : WEB OF SHADOWS (disponible sur Playstation 3, Xbox 360, Wii, PC, Playstation 2 et Nintendo DS, et sorti en France sous le titre SPIDER-MAN : LE REGNE DES OMBRES) point de film originel, mais une aventure entièrement originale mettant en scène tant bien que mal une suite possible au troisième opus de Sam RAIMI. Cette fois, c’est Shaba Games qui s’est vu confier la réalisation de cette nouvelle aventure, développée autour d’un personnage charismatique mais sous-exploité au cinéma: Eddie Brock, alias VENOM.

VENOM plus menaçant que jamais

LE FLEAU - Venom contre-attaque

La Grande Pomme est envahie par les symbiotes et SPIDER-MAN doit sauver la ville…

Si ce postulat initial reste potentiellement intéressant et original, on comprend rapidement qu’il a clairement été sous-exploité dans le jeu : ainsi, après une courte scène introductive où le Tisseur affronte des symbiotes issus de VENOM et au terme de laquelle il retrouve son costume noir, plusieurs heures sont nécessaires avant que cette intrigue ne revienne sur le devant de la scène sans pourtant jamais devenir la menace tant annoncée.

VENOM et les symbiotes à l'assaut de New York

Le début de l’aventure suit naïvement l’immersion de l’ARAIGNEE au cœur d’une guerre des gangs arbitrée par LUKE CAGE, avant de faire participer le Tisseur à une lutte acharnée contre les commandos technologiques du KINGPIN par l’entremise de BLACK CAT. On se retrouve dès lors à affronter successivement deux types d’ennemis différents, alors qu’il aurait suffi à Shaba Games de mélanger ces intrigues pour rendre le tout moins indigeste d’un point de vue narratif. C’est néanmoins pendant cette période que le joueur apprend à manier son personnage, notamment grâce aux entraînements imposés par le Héros à Louer LUKE CAGE.

Même une fois que VENOM apparaît et infecte de simples civils, l’intrigue peine à démarrer et reste finalement anecdotique… Dommage, car la perspective de voir New York City en proie au symbiote restait réjouissante. Le résultat n’est alors pas sans rappeler la non-moins décevante saga THE TRUST de Brian Michael BENDIS et Leinil Francis YU, qui promettait le même genre d’intrigue à base de contamination des masses par le symbiote, et qui a sans doute été reprise par les concepteurs du jeu, comme en atteste une certaine familiarité entre la couverture de l’épisode # 35 des New Avengers figurant le WOLVERINE infecté et certains artworks de WEB OF SHADOWS.

WOLVERINE contaminé se révèle plus sauvage que jamais

Une inspiration qui aurait certainement été la bienvenue si elle n’avait pas été aussi magistralement gâchée par une intrigue sans saveur ni ambition. Le fan saura apprécier cette ville dominée par les symbiotes et les ennemis de SPIDEY tombés sous leur emprise, mais cela ne suffira pas à rattraper l'intérêt du jeu... Le concept était ô combien prometteur, jouant sans cesse sur le contraste entre l’ombre et la lumière, mais il a malheureusement été sous-exploité.

CHIAROSCURO - Entre ombre et lumière

Redonner à PETER PARKER son symbiote dès le début de l’aventure et confier au joueur le choix d’opter à tout moment en cours de partie pour revêtir le costume noir au lieu du bleu et rouge, c’est confronter le héros à un cas de conscience, et osciller de manière permanente entre le Bien et le Mal.

Ce que l’on remarque immédiatement dans cette perspective manichéenne, c’est que le héros n’a pas les mêmes possibilités selon son apparence, et que le symbiote lui donne une puissance et une violence qu’il n’a pas à l’origine. Cependant, quand on progresse un peu, on se retrouve en réalité à accomplir les mêmes coups et enchaînements, dont seule l’animation varie un peu lors de l’exécution.

Il faut noter que l’idée de choix revient aussi à certains moments de l’histoire, lorsqu’il s’agit concrètement de choisir le côté obscur ou lumineux, bien que ça n’ait que peu d’incidence sur le déroulement de l’intrigue. Dans le même ordre d’idée, l’adhésion au Bien ou au Mal impacte sur l’identité des alliés du Tisseur : de fait, LUKE CAGE ou MOON KNIGHT par exemple, vous aideront si vous servez la justice… alors que BLACK CAT ou VULTURE vous viendront en aide si vous franchissez la borderline et cédez à vos pulsions. Cela dit, l’aide qu’ils apportent est tellement négligeable qu’on en vient rapidement à oublier cette possibilité pourtant prometteuse. Difficile alors de ne pas sentir un goût d’inachevé.

SPIDER-MAN dans une ville envahie par les symbiotes

DANS LA PEAU DU TISSEUR - Entre jouissance et bugs

A défaut d’exploiter pleinement le tiraillement entre ombre et lumière, SPIDER-MAN : WEB OF SHADOWS jouit d’un gameplay véritablement plaisant : si le héros est toujours libre d’évoluer dans les rues de New York pour choisir ses priorités (sauver des passants, affronter les criminels, récupérer les « orbes » permettant de passer au niveau supérieur ou se rendre à un rendez-vous pour commencer une mission), se promener dans la ville constitue heureusement un plaisir effaçant les souvenirs laissés par SPIDER-MAN # 3 et ses prédécesseurs… Un plaisir, certes, si l’on oublie toutefois une caméra énervante et une inertie parfois étrange : combien de fois se retrouve-t-on à vouloir se coller à une paroi pour l’arpenter à la verticale alors que le héros continue d’avancer à l’horizontale pour presque faire le tour de l’immeuble avant de s’arrêter ? En général, tous les changements brutaux nécessitant de passer d’une façade au vide et réciproquement donnent lieu à un affolement de la caméra autant improbable qu’incompréhensible, et ce, même s’il suffit d’une pression sur un bouton pour la recentrer.

Cependant, si l’on excepte ce point précis qui vient entacher la fluidité du jeu, le TISSEUR est indubitablement plaisant à manier, notamment lors des combats où la vitesse d’exécution du héros impressionne et rend réellement hommage au héros créé par Stan LEE. SPIDEY lance sa toile, bondit, frappe, bondit à nouveau, projette ses adversaires, et finit par les neutraliser dans des combos dévastateurs si bien exécutés qu’ils le sont de manière instinctive, pour ne pas dire machinale et lassante. Par ailleurs, ces enchaînements sont assujettis à l’expérience gagnée lors des missions : un soupçon de RPG permet ainsi de faire évoluer le personnage dans chacun de ses avatars, le héros ou le vilain, et confère à SPIDER-MAN de nouvelles facultés et de nouveaux coups.

Il convient maintenant de terminer en soulignant l’immensité de la ville, qui, malgré des graphismes peu convaincants, est somme toute agréable à parcourir : de fait, l’animation extrêmement fluide du TISSEUR, la modélisation et les chara-designs efficaces (quoi que contestable, comme l’illustrent les exemples des hommes de KINGPIN ou celui de la BLACK WIDOW) parviennent à conférer à New York une majesté et une atmosphère que seuls les comic-books étaient jusque-là parvenus à retranscrire.

Les ennemis de l'Araignée tombés sous l'emprise des symbiotes

En conclusion, WEB OF SHADOWS aurait pu être une expérience marquante si les idées qui y apparaissent n’avaient pas été seulement esquissées: un scénario navrant, une répétitivité exaspérante, et une gestion de la caméra souvent catastrophique gâchent réellement le plaisir procuré par une jouabilité convaincante et dynamique. Les animations et la modélisation des personnages permettent quant à elles d’oublier la pauvreté des graphismes. Sans être un ratage total, ce nouveau SPIDER-MAN confié à Shaba Games peine à s’imposer au-dessus des précédentes moutures développées par Activision : il sera l’un de ces jeux que l’on achète pour se divertir quelques heures, mais auquel on ne reviendra probablement pas une fois l’expérience terminée… si tant est que le joueur ait le courage de boucler l’aventure.

mardi 23 mars 2010

[WHO'S WHO ?] Erik LARSEN, le père du Savage Dragon

[WHO'S WHO] Erik LARSEN, le père du SAVAGE DRAGON

Avec Erik LARSEN, le [WHO'S WHO ?] des comics ouvre ses portes ! Nous reviendrons ainsi régulièrement sur les artistes de la bande-dessinée américaine afin de découvrir leur parcours et leurs œuvres.
Savage Dragon, Spider-Man, TMNT
Le nom d’Erik LARSEN est intimement lié à celui du SAVAGE DRAGON, un super-héros original évoluant dans l’univers d’Image Comics. En effet, ce personnage constitue non seulement l’un des piliers de l’éditeur, mais s’impose véritablement comme la concrétisation d’un rêve d’adolescent pour son créateur.

DE LA NAISSANCE DE LA FRUSTRATION...

Né le 8 décembre 1962 à Minneapolis dans le Minnesota, Erik Jon LARSEN a grandit entre Bellingham, Washington et Albion en Californie. Très tôt, il se passionne pour le dessin et crée son propre héros, le DRAGON, qui deviendra plus tard le célèbre SAVAGE DRAGON. Aussi, en 1985, son travail au sein d’un fanzine l’amène à être repéré par Gary CARLSON, qui lui propose un comic-book professionnel, Megaton. C’est à ce moment qu’il introduit le personnage du DRAGON au grand public.

Alors qu’il tente d’entrer en contact avec un éditeur pour décrocher un contrat, Erik LARSEN rencontre Jim SHOOTER, éditeur en chef de la Maison des Idées, lors d’une convention à Chicago. SHOOTER est si impressionné par le travail du jeune homme qu’il consent à co-scénariser une histoire avec lui, une histoire qui met en scène une bataille entre le géant Hulk et le dieu Thor. Si cette aventure ne fut jamais publiée, elle permit néanmoins à LARSEN de se faire repérer. Aussi, dès 1987, il est appelé à réaliser THE AMAZING SPIDER-MAN # 287, un épisode fill-in de la série du Tisseur pour le compte de Marvel, mais aussi les numéros #13,14, 15, 16,17 de DNAgents pour Eclipse, ainsi que la partie artistique de la Doom Patrol pour DC. Peu après, il choisit de quitter DC pour travailler sur le PUNISHER chez Marvel, mais il n’est capable de tenir que cinq épisodes.

A l’époque, ce qui le hante, c’est non seulement dessiner, mais aussi de scénariser des aventures. Quand il a l’opportunité d’œuvrer en tant qu’artiste complet sur Nova, il n’hésite pas à quitter les frasques de Frank Castle… De fait, c’est quand Todd McFARLANE annonce son départ de la série The Amazing Spider-Man dont il a assuré l’immense succès, qu’Erik LARSEN a l’opportunité de se consacrer à un personnage important. Il est donc choisi pour succéder à McFARLANE et livre plusieurs histoires qui seront très populaires, parmi lesquelles The Return of the Sinister Six, The Cosmic Spider-Man et The Powerless Spider-Man. Cependant, bien qu’ayant acquis une position confortable avec l’Araignée, il est véritablement frustré de dessiner seulement les histoires des autres… Aussi, quand en 1992, Rob LIEFELD l’invite à participer à la création d’un nouvel éditeur de comic-books appelé Image, Erik LARSEN n’hésite pas longtemps, et s’allie ainsi à Todd McFARLANE, Rob LIEFELD, Jim LEE, Marc SILVESTRI, Whilce PORTACIO et Jim VALENTINO pour lancer de nouveaux héros pour ce label.

... AU DECHAÎNEMENT DU DRAGON !

Pour lui, Image constitue une grande opportunité : il reprend alors son personnage du DRAGON, et le met à jour en lançant la série SAVAGE DRAGON dont le succès est immédiat. LE DRAGON. Un humanoïde à la peau verte, possédant un aileron sur le sommet du crâne et n’ayant que deux orteils à chaque pied. LE DRAGON, dont le facteur auto-guérisseur lui octroie la faculté de se soigner et même de faire repousser ses membres. LE DRAGON, aux origines auréolées de mystère, car son amnésie l’empêche de se souvenir de quoi que ce soit qui remonte avant son réveil dans un incendie à Chicago… tout du moins, jusqu’à la parution en 2006 de SAVAGE DRAGON # 0. LE DRAGON, simplement le rêve d’Erik LARSEN.

Couverture du premier numéro de l'ongoing SAVAGE DRAGON

En 1993, le SAVAGE DRAGON a commencé une aventure longue de plus de 100 épisodes, la série s’imposant avec SPAWN comme la seule série originale qui soit encore publiée, mais aussi la seule dont tous les numéros furent scénarisés et dessinés par son créateur. A ce propos, on peut arguer qu’Erik LARSEN a clairement la volonté de faire en sorte qu’il n’existe aucun numéro du SAVAGE DRAGON dont il ne soit pas l’auteur complet… Ainsi, il existe deux versions de l’épisode # 13 : une première, réalisée par Jim LEE et Brandon CHOI en octobre 1994 dans le cadre d’un événement au cours duquel les séries d’Image étaient prêtées à d’autres créateurs, et une autre, reprise quelques mois plus tard par un Erik LARSEN perfectionniste qui en fit la seule et unique version officielle.

Dans les pages de cette série, il se fait véritablement plaisir, nouant avec l’influence de Jack KIRBY et Walt SIMMONSON quand il met en scène des scénarii teintés d’humour impliquant des terres alternatives (les épisodes # 43 à # 45), des délires cosmiques (Dieu et Satan bataillant fermement pour obtenir l’âme du Dragon dans l’épisode # 31), des batailles musclées (contre Overlord dans le # 21, contre Hercules et Thor dans le numéro # 47), amenant le héros à croiser les autres héros d’Image (comme l’attestent la présence de SPAWN dans le # 30, des personnages de WANTED de Mark MILLAR dans le # 126, du super-héros INVINCIBLE de Robert KIRKMAN dans le # 139, ou de WITCHBLADE dans le # 140) mais aussi des personnages réels… comme un candidat à la présidence des Etats-Unis, Barack Obama, que le DRAGON soutient fermement dans sa campagne et rencontre même dans l’épisode # 137.

Outre ce héros dont il poursuit toujours les aventures, Erik LARSEN laisse libre cours à ses idées et crée ainsi la FREAK FORCE, le SUPERPATRIOT, le DEADLY DUO, et revitalise les TEENAGE MUTANT NINJA TURTLES. En sus de son travail chez Image, il est aussi retourné occasionnellement travailler chez Marvel sur des titres comme les FANTASTIC FOUR, THOR, THE DEFENDERS, WOLVERINE ou encore NOVA. En 2004, Erik LARSEN est devenu l’Editeur d’Image Comics et en 2008, il prépare le DRAGON à retrouver les autres héros de l’univers Image au sein du crossover IMAGE UNITED.

A noter que la série SAVAGE DRAGON fit même l’objet d’une adaptation animée de 26 épisodes diffusés entre 1994 et 1995.

jeudi 18 mars 2010

[TEASER] AVENGERS: I Am an Avenger

[TEASER] AVENGERS: I Am an Avenger

MarvelTHE HEROIC AGE IS HERE!

There came a day! A day unlike any other...where two of Marvel's top creators teamed up for the very first time to create a bombastic new monthly Marvel comic that not only ushers in THE HEROIC AGE of Marvel Comics but unleashes onto the world the most blockbuster Avengers team ever! Who will answer the call? And will they assemble just in time...because KANG THE CONQUEROR is here from the future. And wait till you find out why…! Bonus back up feature: the oral history of the Avengers, part one. A brand new illustrated look at the Avengers in a way you have never seen before by series writer Brian Michael BENDIS.

SOURCE
AVENGERS #1

THE HEROIC AGE débutera en mai avec le premier numéro des AVENGERS écrit par Brian Michael BENDIS et dessiné par John ROMITA Jr. La série mettra en scène une nouvelle équipe de Vengeurs qui réunira notamment les trois membres qui furent es plus importants dans le passé de l'équipe: CAPTAIN AMERICA, THOR et IRON MAN.

Les cinq AVENGERS croqués par John ROMITA Jr

Mais tout a changé ces dernières années: à commencer par l'identité de Cap, qui est maintenant Bucky Barnes, remplaçant Steve Rogers quand il passa pour mort à l'issue de CIVIL WAR. Aujourd'hui, si Rogers est bel et bien de retour, il a choisi de laisser son bouclier à son ami. Quant à IRON MAN, il faut voir que son implication dans la guerre civile l'avait amené à combattre les AVENGERS plutôt qu'à les côtoyer. Si son parcours a été long et mouvementé depuis, les relations qu'il entretient avec ses acolytes peuvent toujours être affectées par ces événements. Concernant THOR, on retiendra que lui aussi a beaucoup évolué, puisqu'il avait disparu pendant le RAGNAROK avant de revenir sur Terre, banni d'Asgard pour avoir tué son grand-père Bor.

A ces trois Vengeurs, il faut adjoindre HAWKEYE et SPIDER-WOMAN, eux aussi anciens membres des AVENGERS et qui ont été profondément marqués par les événements de ces dernières années: mort, résurrection et retrouvailles avec sa compagne MOCKINGBIRD pour le premier, long séjour dans les geôles skrull pour la seconde.

Cependant, malgré les grands bouleversements de leur vie, ces cinq AVENGERS sont de retour pour apporter l'espoir et symboliser l'âge héroïque !

Couverture de AVENGERS # 1 par John ROMITA Jr

Variant cover de AVENGERS # 1 par Greg LAND

Quoi qu'il en soit, il faut voir que si les AVENGERS semblent bel et bien se distinguer de l'équipe des NEW AVENGERS (dont les aventures seront toujours scénarisées par Brian Michael BENDIS, avec Stuart IMMONEN aux dessins), la couverture et la variant cover du premier épisode de la série AVENGERS montre les trois personnages de la trinité vengeresse accompagnés de WOLVERINE et SPIDER-MAN, qui sont quant à eux membres des NEW AVENGERS. Il sera donc intéressant de voir les distinctions qui existeront entre les deux équipes de Vengeurs.

Brian Michael BENDIS (19 février 2010)
My first storyline in 'AVENGERS' is going to be a Kang story, which I've never done before. We came up with a very cool hook for Kang that I've not seen [before], and I think will be a lot of fun for AVENGERS fans, both old and new.

SOURCE
BENDIS Assembles his AVENGERS

Brian Michael BENDIS est bien décidé à changer d'approche dans son appréhension des AVENGERS. En effet, si on sait qu'il souhaite les confronter à une menace cosmique, il a révélé que son premier story-arc serait consacré à KANG, voyageur du temps et ennemi de toujours des AVENGERS qu'on avait vu rarement depuis le long run que Kurt BUSIEK lui avait consacré en 1998: tout au plus était-il apparu dans YOUNG AVENGERS pour venir chercher Iron Lad, ou plus récemment dans GUARDIANS OF THE GALAXY # 19 afin de neutraliser un Adam Warlock redevenu Magus.