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jeudi 20 mai 2010

[COVER SWIPE] EXCALIBUR # 16 / Frank FRAZETTA's JOHN CARTER OF MARS

[COVER SWIPE] EXCALIBUR # 16 / Frank FRAZETTA's JOHN CARTER OF MARS

Frank FRAZETTA a beau avoir débuté par des comic-strips, il n'a jamais percé dans le monde des comic-books. Il s'est fait connaître de par le monde pour ses illustrations de fantasy ou de science-fiction, générant une vague de peintures inoubliables pour des oeuvres comme CONAN.

C'est donc tout naturellement qu'il a inspiré les auteurs de comics. Si des bande-dessinées sont nées de certains de ses tableaux, comme le DEATH DEALER, d'autres ont puisé dans l'iconographie de FRAZETTA pour lui rendre hommage. Ainsi, si ledit DEATH DEALER est certainement son œuvre la plus copiée, on notera ici un hommage à son illustration du roman JOHN CARTER OF MARS (1912), d'Edgar RICE BURROUGHS.

Couverture d'EXCALIBUR # 16 (décembre 1989) par Alan DAVIS et Paul NEARY

Cette couverture d'EXCALIBUR # 16 (décembre 1989) par Alan DAVIS et Paul NEARY reprend la composition exacte du tableau, substituant NIGHTCRAWLER à John CARTER.

Frank FRAZETTA's JOHN CARTER OF MARS

jeudi 29 avril 2010

[DESIGN] Nouveaux ennemis pour THOR par Pasqual FERRY

[DESIGN] Nouveaux ennemis pour THOR par Pasqual FERRY

Pasqual FERRY arrivera en juin 2010 sur la série Marvel consacrée au dieu asgardien THOR, avec Matt FRACTION au scénario. Ce-dernier va donner une nouvelle orientation à la série, qui renouera avec la science-fiction.

Une décision qui semble parfaitement s'accorder avec le style du dessinateur, comme le prouvent ces sketchs, publiés par l'artiste sur son blog, qui semblent représenter de nouveaux ennemis pour THOR. Faites donc connaissance immédiatement avec THELA, UTHANA THOT, PHANTO, THANE et NALLAH.

Sketch de Pasqual FERRY pour de nouveaux ennemis de THOR

Quoi qu'il en soit, après des années difficiles pour THOR, cantonné à Asgard et à la Terre, on se réjouira de le découvrir à nouveau dans un contexte cosmique.

mardi 27 avril 2010

[CONCEPT] OMNIVERSE: terrain de jeu des crossovers inter-compagnies I

[CONCEPT] OMNIVERSE: terrain de jeu des crossovers inter-compagnies I

L’omnivers (OMNIVERSE en version originale) est un concept qui englobe tous les univers et multivers, toutes les dimensions et réalités. Il comprend donc toutes les continuités des éditeurs Marvel, DC, Image, Dark Horse ainsi que chacun des univers existant, y compris notre propre monde. Tout est dans l’omnivers : aussi, il est donc logique qu’il n’y ait qu’un seul omnivers.

The Official Handbook of the Marvel Universe: Alternate Universes (septembre 2005) It includes every single literary, television show, movie, urban legend, universe, realm, etc. ever. It includes everyone from Popeye to Rocky Balboa to Ronald Reagan to Romeo and Juliet to Luke Skywalker to Snoopy to Jay and Silent Bob, Mickey Mouse, etc.

SOURCE
The Official Handbook of the Marvel Universe: Alternate Universes

Aussi, c’est parce que toutes ces histories appartiennent au même tout que se justifient les crossovers inter-compagnie (ou plutôt, c’est parce qu’il y eut dans les années 1980 des crossovers inter-compagnies qu’est apparu le terme d’OMNIVERSE afin de légitimer ces aventures).

DC VS MARVEL par Phil JIMENEZ

DC VS MARVEL: le choc des mondes

DC et Marvel s'imposent depuis des décennies comme les leaders sur le marché des comic-books. Avec des personnages ultra-populaires comme BATMAN, SUPERMAN, WONDER WOMAN, GREEN LANTERN et FLASH pour DC, SPIDER-MAN, les X-MEN, HULK, DAREDEVIL, ou encore les FANTASTIC FOUR pour Marvel, les deux firmes ont de quoi remplir leurs pages pendant encore longtemps. Mais parfois, l'envie dépasse cette simple idée, et certains ont aimé se demander ce qui se passerait si les héros de chaque éditeur se rencontraient le temps de quelques aventures.

C'est ainsi que les multivers DC et Marvel se sont régulièrement croisés depuis le milieu des années 1970: on citera notamment SUPERMAN VS THE AMAZING SPIDER-MAN en 1976, DC SPECIAL SERIES Vol. 1 # 27 qui opposa BATMAN à HULK, MARVEL TREASURY EDITION Vol.1 # 28 qui voit SUPERMAN et SPIDER-MAN, aidés de WONDER WOMAN et HULK, s'allier pour lutter contre PARASITE et DOCTOR DOOM en 1981, UNCANNY X-MEN & THE NEW TEEN TITANS en 1982, BATMAN/PUNISHER: LAKE OF FIRE, PUNISHER/BATMAN: DEADLY NIGHTS en 1994, DARKSEID VS GALACTUS: THE HUNGER, SPIDER-MAN & BATMAN, GREEN LANTERN/SILVER SURFER: UNHOLY ALLIANCE en 1995, BATMAN AND CAPTAIN AMERICA en 1996, UNLIMITED ACCESS, BATMAN & SPIDER-MAN, SILVER SURFER/SUPERMAN en 1997, SUPERMAN & FANTASTIC FOUR: THE INFINITE DESTRUCTION en 1999, BATMAN/DAREDEVIL: KING OF NEW YORK en 2000, pour finir avec JLA/AVENGERS en 2003.

JLA/AVENGERS par George PEREZ

De manière générale, il s'agit d'opposer les héros majeurs des deux firmes, ou de les allier pour lutter contre leurs ennemis respectifs. Quant à JLA/AVENGERS, l'intrigue est nettement plus travaillée, puisqu'elle interpénètre les deux multivers, jouant sur les différentes époques, et contraignant les héros des deux camps à retrouver des artefacts importants de chaque monde C'est alors l'occasion de nombreux combats, de nombreuses références à l'histoire de Marvel et DC, pour finalement aboutir à une alliance contre KRONA, ennemi de GREEN LANTERN, qui cherche à découvrir le secret de la Création en détruisant les deux multivers.

JLA/AVENGERS, dernier crossover en date pour DC et Marvel

AMALGAM: la fusion des mondes

Il ne faut pas oublier non plus le label AMALGAM, deux séries de one-shots publiées par Marvel et DC entre 1996 et 1997, qui reposent sur un concept simple: fusionner deux personnages appartenant à chaque éditeur et le faire évoluer dans une nouvelle continuité.

Le scénario met en scène des combats entre les héros de DC et Marvel, le résultat se jouant alors avec les votes des lecteurs. Dans ce contexte, le Spectre et le Tribunal Vivant décident de fusionner les deux mondes. Afin de préserver les deux multivers, les seuls êtres à avoir connaissance du mélange des multivers, à savoir AXEL ASHER, alias ACCESS, personnage créé pour cet event, et le Docteur STRANGEFATE, issu de la fusion du Doctor STRANGE et du Doctor FATE , lutteront aux côtés des héros amalgamés pour sauver l'omnivers et rétablir l'ordre.


LOBO THE DUCK et DARK CLAW, deux héros issus d'AMALGAM

Parmi les héros amalgamés les plus marquants, on retiendra l'incroyable LOBO THE DUCK, fusion de LOBO et HOWARD THE DUCK et DARK CLAW, fusion de BATMAN et WOLVERINE.

Quoi qu'il en soit, on le voit, le concept d'OMNIVERSE sert parfaitement les volontés des deux grands éditeurs de comics de faire rencontrer leurs héros respectifs par différents biais: après les rencontres entre quelques personnages, celles entre les univers, AMALGAM symbolise certainement l'apogée de ce mouvement, puisqu'il a permis de faire se rencontrer littéralement les concepts sur lesquels reposaient les super-héros DC et Marvel, donnant lieu à quelque chose d'absolument nouveau. Il sera d'ailleurs intéressant de noter que l'univers AMALGAM a été intégré par Marvel comme l'univers de la Terre 9602. Quant à savoir si le lecteur retrouvera un jour ces nouveaux super-héros, la question reste sans réponse...

Le logo d'AMALGAM

En tous cas, pour DC comme pour Marvel, ce qui se passe chez "l'autre" existe. Mais ce n'est pas seulement ça, car ils prennent également en compte ce qui se passe chez "les autres".

jeudi 22 avril 2010

[DESIGN] WOLVERAGE, WOLVERINE version HULK par Ed McGUINESS

[DESIGN] WOLVERAGE, WOLVERINE version HULK par Ed McGUINESS

A l'issue de l'event FALL OF THE HULKS, plusieurs héros de l'univers Marvel se retrouvent contaminés par les rayons Gamma et se retrouvent transformés comme HULK. C'est ainsi que WOLVERINE se métamorphose en terrifiant WOLVERAGE, une bête énorme et particulièrement féroce, dotée de griffes acérées non-rétractable.

Alors que Logan est déjà extrêmement bestial quand il est humain, quelle violence peut-il déployée dans sa version hulkisée ?

WOLVERAGE par Ed McGUINESS

C'est à partir de ces informations qu'Ed McGUINESS, dessinateur attitré de la série HULK depuis le début du run de Jeph LOEB en janvier 2008, a établi le chara-design de ce WOLVERAGE, visible dans les pages bonus du comic-book HULKED OUT HEROES # 1 paru le 21 avril 2010.

mardi 20 avril 2010

[PITCH] WOLVERINE par Jason AARON et Renato GUEDES

[PITCH] WOLVERINE par Jason AARON et Renato GUEDES

Jason AARON (18 avril 2010) When the story opens, WOLVERINE's soul is trapped in hell while his body is possessed by demons, running around on earth, slicing and dicing at will. Initially it's a mystery as to how this happened and who's responsible. That's something I'll be filling in as we go along.

In this first arc, Logan's challenge will be to not only endure the unimaginable torture and suffering that's being inflicted on him by Satan and his demons, but also to fend off all his old dead enemies who've been stewing in hell, just waiting to get a piece of him. They'll be lots of familiar faces popping up in this arc, some enemies, some old allies as well. Some of them fans will be expecting to see, but others may come as a surprise.

SOURCE
WOLVERINE Goes to Hell

Sa série WOLVERINE: WEAPON X prenant fin en septembre 2010, Jason AARON s'est vu confier une nouvelle série sur le mutant griffu, avec un relaunch au numéro # 1. Accompagné de Renato GUEDES/ au dessin, l'auteur semble déterminé à nous servir à pitch original: en effet, l'histoire devrait confronter WOLVERINE à SATAN lui-même.

Ainsi, Jason AARON confie qu'au début de son premier arc, l'âme de Logan sera prisonnière des Enfers, soumise à d'indescriptibles supplices et aux retrouvailles avec les ennemis qu'il a envoyé lui-même six pieds sous terre. Cependant, les ennuis ne s'arrêtent pas là, car pendant ce temps, le corps de Logan est resté sur Terre, possédé par des démons qui écument la planète en tranchant à tout va.

La couverture de WOLVERINE # 1 par Jae LEE

Voici un synopsis véritablement nouveau et suffisamment bien amené pour pousser le lecteur à chercher les réponses à ce qui s'est passé: ainsi, AARON choisit de commencer l'histoire en cours, ce qui nous amène à nous interroger sur les raisons qui amènent à ce statut, et sur les responsables de cette damnation. L'auteur précise que de nombreux anciens ennemis et alliés seront au programme, et notamment MYSTIQUE, qui signera son retour dès le premier épisode... Compte tenu de la relation que Jason AARON lui avait dressée avec WOLVERINE dans son arc GET MYSTIQUE, nul doute que la mutante métamorphe jouera un grand rôle.

En attendant de découvrir tout cela en détail, nous voici donc avec un pitch fort passionnant !

samedi 10 avril 2010

[THE ART OF] Une pin-up DAREDEVIL YELLOW pour Rafael GRAMPA

[THE ART OF] Une pin-up DAREDEVIL YELLOW pour Rafael GRAMPA

Rafael GRAMPA (7 août 2009)Warren SIMONS, Daredevil editor and good friend, invited me to do this DAREDEVIL pin-up, for the special edition of DAREDEVIL # 500. I love the character and choose the yellow suit to make my homage. Matt Murdock is a boxer’s son and because of that my DAREDEVIL is almost a mix of super hero, boxer and wrestler fighter. I always thought that the radar graphics for the character could be more organic and fluid that the “electronic” graphics that I usually see.

I had a lot of fun!

SOURCE
DAREDEVIL YELLOW pin up

A l'occasion du numéro #500 de sa série DAREDEVIL, Marvel, et plus précisément Warren SIMONS, éditeur de la série, a invité plusieurs artistes afin de réaliser des pin-up du justicier aveugle pour fêter dignement cet anniversaire. C'est ainsi que l'excellent artiste brésilien Rafael GRAMPA a dessiné ce DAREDEVIL YELLOW dans un style novateur et hyper-efficace.

La sublime vision de DAREDEVIL par Rafael GRAMPA

Warren SIMONS (14 août 2009)From the attached pin-up, you can see why this is DAREDEVIL as only Rafael GRAMPA could envision him.

From the exposed neck—I mean, his costume does not really fit him—to his Billy clubs, which look like they were assembled at a kitchen table in a Hell’s Kitchen walkup, this is the costume of a very violent man who built an outfit from goods seemingly harvested at a sporting goods store. The thing I love about this piece is that this version of DD appears to come from our New York City, far from a world where spandex and unstable molecules exist. This is a super hero outfit built from boxing gear, one created to tackle the grit and strange violence of Hell’s Kitchen. Also note Rafael’s fantastic take on DD’s radar sense. These aren’t clean, concentric circles filling the night sky from a hero blessed with extraordinary gifts. These are strange, uneven lines, something primal, like an animal’s sense of smell. Rafael’s work here is terrific—this is one of my favorite pin-ups—so if you dig it, check out the issue, and check out Grampá’s other fantastic work.”

SOURCE
Daredevil # 500: Behind the Scenes, Day 1

vendredi 9 avril 2010

[GRAPHICS] Le gothique selon Roberto de la TORRE

[GRAPHICS] Le gothique selon Roberto de la TORRE

Roberto de la TORRE est arrivé en 2009 sur la série Marvel DAREDEVIL pour le numéro # 501. Aussitôt, il a réussi à imposer son style et à parfaitement retranscrire l'atmosphère sombre et l'univers gothique du justicier aveugle d'Hell's Kitchen. Ses planches font ainsi la part belle aux décors, qui deviennent un personnage à part entière et permettent de conférer à la série son ambiance particulière.

Une image récurrente pour le héros DAREDEVIL

A l'instar de Bill SIENKIEWICZ, l'artiste privilégie ainsi un encrage lourd, qui renforce le sentiment d'oppression. Aussi, cette scène qui ouvre l'épisode est particulièrement parlante: DAREDEVIL est accroupi sur une gargouille, symbole maître du gothique, tandis que l'église s'impose de toute sa hauteur derrière lui. Le ciel est noir d'encre, et il pleut des cordes. Une avalanche de traits et de points envahit les planches, et posent une ambiance idéale pour débuter cette nouvelle intrigue imaginée par Andy DIGGLE.


Deux autres planches de DAREDEVIL # 501

[JEU VIDEO] SPIDER-MAN: WEB OF SHADOWS

[JEU VIDEO] SPIDER-MAN : WEB OF SHADOWS

Depuis quelques années déjà, la tradition veut que chaque adaptation cinématographique d’une licence Marvel soit accompagnée de son adaptation vidéoludique. Toutefois, avec SPIDER-MAN : WEB OF SHADOWS (disponible sur Playstation 3, Xbox 360, Wii, PC, Playstation 2 et Nintendo DS, et sorti en France sous le titre SPIDER-MAN : LE REGNE DES OMBRES) point de film originel, mais une aventure entièrement originale mettant en scène tant bien que mal une suite possible au troisième opus de Sam RAIMI. Cette fois, c’est Shaba Games qui s’est vu confier la réalisation de cette nouvelle aventure, développée autour d’un personnage charismatique mais sous-exploité au cinéma: Eddie Brock, alias VENOM.

VENOM plus menaçant que jamais

LE FLEAU - Venom contre-attaque

La Grande Pomme est envahie par les symbiotes et SPIDER-MAN doit sauver la ville…

Si ce postulat initial reste potentiellement intéressant et original, on comprend rapidement qu’il a clairement été sous-exploité dans le jeu : ainsi, après une courte scène introductive où le Tisseur affronte des symbiotes issus de VENOM et au terme de laquelle il retrouve son costume noir, plusieurs heures sont nécessaires avant que cette intrigue ne revienne sur le devant de la scène sans pourtant jamais devenir la menace tant annoncée.

VENOM et les symbiotes à l'assaut de New York

Le début de l’aventure suit naïvement l’immersion de l’ARAIGNEE au cœur d’une guerre des gangs arbitrée par LUKE CAGE, avant de faire participer le Tisseur à une lutte acharnée contre les commandos technologiques du KINGPIN par l’entremise de BLACK CAT. On se retrouve dès lors à affronter successivement deux types d’ennemis différents, alors qu’il aurait suffi à Shaba Games de mélanger ces intrigues pour rendre le tout moins indigeste d’un point de vue narratif. C’est néanmoins pendant cette période que le joueur apprend à manier son personnage, notamment grâce aux entraînements imposés par le Héros à Louer LUKE CAGE.

Même une fois que VENOM apparaît et infecte de simples civils, l’intrigue peine à démarrer et reste finalement anecdotique… Dommage, car la perspective de voir New York City en proie au symbiote restait réjouissante. Le résultat n’est alors pas sans rappeler la non-moins décevante saga THE TRUST de Brian Michael BENDIS et Leinil Francis YU, qui promettait le même genre d’intrigue à base de contamination des masses par le symbiote, et qui a sans doute été reprise par les concepteurs du jeu, comme en atteste une certaine familiarité entre la couverture de l’épisode # 35 des New Avengers figurant le WOLVERINE infecté et certains artworks de WEB OF SHADOWS.

WOLVERINE contaminé se révèle plus sauvage que jamais

Une inspiration qui aurait certainement été la bienvenue si elle n’avait pas été aussi magistralement gâchée par une intrigue sans saveur ni ambition. Le fan saura apprécier cette ville dominée par les symbiotes et les ennemis de SPIDEY tombés sous leur emprise, mais cela ne suffira pas à rattraper l'intérêt du jeu... Le concept était ô combien prometteur, jouant sans cesse sur le contraste entre l’ombre et la lumière, mais il a malheureusement été sous-exploité.

CHIAROSCURO - Entre ombre et lumière

Redonner à PETER PARKER son symbiote dès le début de l’aventure et confier au joueur le choix d’opter à tout moment en cours de partie pour revêtir le costume noir au lieu du bleu et rouge, c’est confronter le héros à un cas de conscience, et osciller de manière permanente entre le Bien et le Mal.

Ce que l’on remarque immédiatement dans cette perspective manichéenne, c’est que le héros n’a pas les mêmes possibilités selon son apparence, et que le symbiote lui donne une puissance et une violence qu’il n’a pas à l’origine. Cependant, quand on progresse un peu, on se retrouve en réalité à accomplir les mêmes coups et enchaînements, dont seule l’animation varie un peu lors de l’exécution.

Il faut noter que l’idée de choix revient aussi à certains moments de l’histoire, lorsqu’il s’agit concrètement de choisir le côté obscur ou lumineux, bien que ça n’ait que peu d’incidence sur le déroulement de l’intrigue. Dans le même ordre d’idée, l’adhésion au Bien ou au Mal impacte sur l’identité des alliés du Tisseur : de fait, LUKE CAGE ou MOON KNIGHT par exemple, vous aideront si vous servez la justice… alors que BLACK CAT ou VULTURE vous viendront en aide si vous franchissez la borderline et cédez à vos pulsions. Cela dit, l’aide qu’ils apportent est tellement négligeable qu’on en vient rapidement à oublier cette possibilité pourtant prometteuse. Difficile alors de ne pas sentir un goût d’inachevé.

SPIDER-MAN dans une ville envahie par les symbiotes

DANS LA PEAU DU TISSEUR - Entre jouissance et bugs

A défaut d’exploiter pleinement le tiraillement entre ombre et lumière, SPIDER-MAN : WEB OF SHADOWS jouit d’un gameplay véritablement plaisant : si le héros est toujours libre d’évoluer dans les rues de New York pour choisir ses priorités (sauver des passants, affronter les criminels, récupérer les « orbes » permettant de passer au niveau supérieur ou se rendre à un rendez-vous pour commencer une mission), se promener dans la ville constitue heureusement un plaisir effaçant les souvenirs laissés par SPIDER-MAN # 3 et ses prédécesseurs… Un plaisir, certes, si l’on oublie toutefois une caméra énervante et une inertie parfois étrange : combien de fois se retrouve-t-on à vouloir se coller à une paroi pour l’arpenter à la verticale alors que le héros continue d’avancer à l’horizontale pour presque faire le tour de l’immeuble avant de s’arrêter ? En général, tous les changements brutaux nécessitant de passer d’une façade au vide et réciproquement donnent lieu à un affolement de la caméra autant improbable qu’incompréhensible, et ce, même s’il suffit d’une pression sur un bouton pour la recentrer.

Cependant, si l’on excepte ce point précis qui vient entacher la fluidité du jeu, le TISSEUR est indubitablement plaisant à manier, notamment lors des combats où la vitesse d’exécution du héros impressionne et rend réellement hommage au héros créé par Stan LEE. SPIDEY lance sa toile, bondit, frappe, bondit à nouveau, projette ses adversaires, et finit par les neutraliser dans des combos dévastateurs si bien exécutés qu’ils le sont de manière instinctive, pour ne pas dire machinale et lassante. Par ailleurs, ces enchaînements sont assujettis à l’expérience gagnée lors des missions : un soupçon de RPG permet ainsi de faire évoluer le personnage dans chacun de ses avatars, le héros ou le vilain, et confère à SPIDER-MAN de nouvelles facultés et de nouveaux coups.

Il convient maintenant de terminer en soulignant l’immensité de la ville, qui, malgré des graphismes peu convaincants, est somme toute agréable à parcourir : de fait, l’animation extrêmement fluide du TISSEUR, la modélisation et les chara-designs efficaces (quoi que contestable, comme l’illustrent les exemples des hommes de KINGPIN ou celui de la BLACK WIDOW) parviennent à conférer à New York une majesté et une atmosphère que seuls les comic-books étaient jusque-là parvenus à retranscrire.

Les ennemis de l'Araignée tombés sous l'emprise des symbiotes

En conclusion, WEB OF SHADOWS aurait pu être une expérience marquante si les idées qui y apparaissent n’avaient pas été seulement esquissées: un scénario navrant, une répétitivité exaspérante, et une gestion de la caméra souvent catastrophique gâchent réellement le plaisir procuré par une jouabilité convaincante et dynamique. Les animations et la modélisation des personnages permettent quant à elles d’oublier la pauvreté des graphismes. Sans être un ratage total, ce nouveau SPIDER-MAN confié à Shaba Games peine à s’imposer au-dessus des précédentes moutures développées par Activision : il sera l’un de ces jeux que l’on achète pour se divertir quelques heures, mais auquel on ne reviendra probablement pas une fois l’expérience terminée… si tant est que le joueur ait le courage de boucler l’aventure.

mardi 6 avril 2010

[COVER SWIPE] DEADPOOL / One Million Year B.C.

[COVER SWIPE] DEADPOOL / One Million Year B.C.

Si la série X-FORCE se pare de cover swipe ces derniers mois à l'occasion du crossover X-NECROSHA, la série limitée en treize épisodes mettant en scène DEADPOOL et son acolyte à grande gueule HEADPOOL n'est pas en reste, puisque chacun de ses épisodes se couvre d'une illustration reprenant les affiches de très grands films. En atteste cette couverture de DEADPOOL: MERC WITH A MOUTH # 8 (février 2010) dans laquelle l'illustrateur Arthur SUYDAM pastiche One Million Year B.C., film britannique de Don CHAFFEY sorti en salles en 1966.


DEADPOOL: MERC WITH A MOUTH # 8 VS One Million Year B.C.

Ne vous attendez cependant pas à retrouver un quelconque rapport entre les deux oeuvres, DEADPOOL: MERC WITH A MOUTH # 8 propulsant DEADPOOL sur la terre des Zombies, comme le montre la Tigra décomposée qui remplace la Raquel WELCH de l'affiche d'origine.... Toutefois, les dinosaures étaient bel et bien présents dans cette série qui débutait par un arc en Terre Sauvage.

[GRAPHICS] Jack et ses KIBRY CRACKLES/KIRBY DOTS

[GRAPHICS] Jack et ses KIBRY CRACKLES/KIRBY DOTS

Dale EAGLESHAM (5 août 2009)[…] it wouldn't be the Fantastic Four without glowing Kirby dots on at least a few pages.

SOURCE
State of the Art: DALE EAGLESHAM's FF Innovation

Mars 1968. Ce mois voit la parution de FANTASTIC FOUR # 72, un épisode qui fera date pour Jack KIRBY, car il marquera la création des fameux "KIRBY CRACKLES", appelés aussi "KIRBY DOTS". De quoi s'agit-il ? Simplement d'une espèce de nuage de gros cercles noirs qui symbolisent l'espace négatif entourant divers types d'énergie.

La première apparition des "Kirby Crackles/Kirby Dots"

On les retrouvera alors régulièrement pour représenter des explosions, des rayons lasers ou encore des phénomènes cosmiques, au point qu'ils s'imposeront comme une convention graphique et qu'ils resteront toujours attachés à Jack KIRBY, quand bien même certains auteurs tenteront de les moderniser. C'est notamment le cas de Dale EAGLESHAM dans FANTASTIC FOUR # paru en 2009, où il choisit de les rendre lumineuses, faisait perdre par ailleurs l'idée originale qui se cachait derrière ces crackcles, à savoir qu'ils ne symbolisent pas l'énergie elle-même mais là où il n'y en a pas. Peu importe, l'hommage est appréciable, et l'effet est des plus réussis !

Utilisation des "Kirby Crackles" par Dale EAGLESHAM

lundi 5 avril 2010

[COVER SWIPE] X-FORCE / The Lost Boys

[COVER SWIPE] X-FORCE / The Lost Boys

Si le cover swipe est une pratique de longue date dans les comic-books, Clayton CRAIN en est un fervent adepte. En effet, à l'occasion du crossover X-NECROSHA, chacune de ses couvertures s'est voulu un hommage au cinéma d'horreur. A commencer par X-FORCE # 21 qui reprend l'affiche du film vampirique de Joel SCHUMACHER THE LOST BOYS (plus connu en France sous le titre GENERATION PERDUE) sorti en 1987.


X-FORCE & THE LOST BOYS

Clayton CRAIN est en tous cas particulièrement "inspiré" par le cinéma horrifique pour les couvertures de sa série X-FORCE à l'occasion de l'event. Nous découvrirons dans les prochaines semaines ses autres hommages.